Currently viewing the tag: "interview"

Mathieu de retour pour « Zi interviou of ze monf », cette fois avec un francophone, et pas des moindres puisque l’on va prendre des nouvelles de notre Antoine national à l’occasion de son retour à l’entraînement après une opération du genou, ou deux d’ailleurs..

 

Mathieu: Salut Antoine! Après t’avoir vu à l’entraînement mercredi je me suis dit que t’allais être le prochain sur la liste.. Ca fait évidemment très plaisir de te revoir avec les crampons au pieds et un disque dans la main.. est-ce que tu peux nous expliquer ce qui t’a éloigné des terrains pendant plus d’un an pour ceux qui ne sont pas au courant?

Antoine: Salut Mathieu ! Ben malheureusement, je me suis rompu le ligament croisé du genou gauche durant une journée de ski, fin janvier 2014. C’était pourtant une journée normale, on venait de dropper d’un hélicoptère sur une face inaccessible du Cervin quand… bon, d’accord, je n’ai pas vu une plaque de glace sur un plat, au carrefour entre l’accès au télésiège et la piste « Coupe du Monde » à Avoriaz. Je précise bien pour les gens qui connaissent ce coin, car c’est vraiment un plat anodin où on passe en général en ralentissant pour attendre ses potes et décider si on remonte ou si on continue. Ben voilà, j’étais celui de devant qui va trop vite et qui tente de s’arrêter à ce pu**in de carrefour pour attendre les autres.

 

M: Ca doit être ton côté magnanime ! Comment s’est passé ton opération, ta ré-éducation?

A: Super bien. Ca a été long car j’ai choisi de me faire opérer par le Dr Gillain qui est très réputé mais donc très demandé. Je ne me suis donc fait opérer qu’en juin.

Ensuite, j’ai profité du centre de rééducation de la clinique Bois-Cerf. Ils ont une super installation et je suis tombé sur un physio vraiment sympa qui m’a bien fait bosser (je vous le présenterai car il m’a promis de venir faire un entrainement avec nous quand je serai en état).

En théorie, je devrais être en bien meilleur forme, d’ailleurs, mais comme je suis plutôt quelqu’un de dévoué, j’ai accepté de faire partie des 6% de patients qui développent un cyclope du genou, post-opération du LCA. Annie-Claude pourra aussi vous en parler, elle est aussi dévouée que moi. Il s’agit d’une sur-cicatrisation qui fait qu’on a des tissus qui se développent dans l’articulation, formant une boule – d’où le nom de cyclope. J’ai donc eu droit à une opération en janvier pour retirer cette boule qui me gênait et a perturbé ma remise en forme. Mais dans mon malheur, je suis chanceux, car ce cyclope a été détecté très tôt et n’a pas retardé ma reprise.

 

 

M: Aujourd’hui tu en es où? Quels sont tes objectifs à moyen terme?

A: Aujourd’hui, je viens de faire mon premier entrainement (NDLR mercredi dernier). J’ai mal! J’ai retrouvé les courbatures, j’ai retrouvé les exercices physiques infaisables du coach. C’est l’enfer!

Plus sérieusement, je suis super content de vous retrouver tous. Parce que ne plus pouvoir faire du sport, c’est une chose, mais ne plus pouvoir s’entraîner avec cette équipe, participer au tournoi avec tout ce que cela comprend, être en dehors du « team building » si fort dans notre équipe, c’est vraiment dur. Note bien, que c’est moi qui me suis mis à l’écart, volontairement, pour ne par avoir trop de frustration. Car les joueurs ne m’ont pas lâché. On s’est quand même vu de temps en temps. Mais fatalement, tu ne peux pas suivre si tu n’es pas là aux entrainements. Mais maintenant, je suis de retour, je pourrais suivre les blagues, les anecdotes, les délires. Ca va être bonnard (dédicace).

 

M: Tu n’es malheureusement pas le premier à te déchirer le LCA, à FlyHigh et chez les joueurs d’ultimate en général, est-ce que tu as des conseils pour ceux qui ont leurs genoux intacts et qui souhaitent éviter cette blessure classique?

A: C’est très difficile comme question, parce que c’est vraiment un accident, c’est pas une faiblesse musculaire ou un truc qu’on peut anticiper. Tu sais de quoi je parle, tu es passé par là. Dans mon cas, c’est une chute à ski, une connerie, j’étais passé là mille fois et j’y repasserai mille autre fois, j’espère. Donc pour ceux qui croient, priez, touchez votre patte de lapin, du bois, ce que vous voulez. Mais je crois qu’il vaut mieux ne pas y penser.

 

M: Qu’est ce que tu retiens de ton expérience de coach avec FHL2 l’année dernière?

A: Que c’est super difficile. C’est pas donné à tout le monde. Ca demande des facultés qui ne sont pas données à tout le monde. Perso, je ne les ai pas, pas toutes en tout cas. Etre un leader sur le terrain me parait plus à portée – sans prétention attention – mais modifier le jeu quand tu es dans l’action, c’est faisable, car il te suffit de faire ce qu’il faut en fonction de ce qu’il se passe. Mais être capable d’analyser ce qu’il se passe, de trouver les mots, de les dires avec le bon ton, aux bonnes personnes et d’être entendu ET écouté, c’est super dur. J’en profite pour féliciter Phil pour ce qu’il fait, car moi, je n’en suis pas capable. On a vraiment de la chance d’avoir un mec capable de faire ça. Et sachant-ça, je lui excuserai plus facilement les erreurs qu’il commet, maintenant. Mais qu’il n’en profite pas non plus!

 

M: Parlons un peu de ton passé à FlyHigh, je me rappelle de ton duo légendaire avec PE, est-ce que tu peux nous rappeler quand et comment tu as atterri à Lausanne?

A: Ca faisait 4 mois que j’avais posé mes valises à Lausanne après une année passée entre Paris et Lausanne. Je voulais me trouver un sport co’ et après une tentative avec le volley, sport que j’avais adoré ado mais qui n’est clairement pas adapté à mon physique d’athlète (tu peux te marrer!). J’ai donc repensé à l’Ultimate que j’avais pratiqué en dilettante pendant une année chez les Révo à Paris. Pepette et moi sommes venus voir un des premiers entrainements extérieurs en 2009. Le froid l’a un peu découragé mais moi pas. La semaine d’après, j’étais à l’entrainement. Le coach de l’époque m’avait fait bonne impression. Une sorte de grand taré avec un bonnet rose qui ponctuait ces entrainements par des répliques de Chuck Norris, notamment. Il ne m’en fallait pas plus pour me motiver.

 

M: Tu retournes souvent dans ta terre natale pour jouer?

A: Ca m’arrive, oui. J’ai pris contact avec David Chabbert  qui se bat pour monter un club à Châteauroux. Il est en passe de gagner son pari puisque les Freeze Bee avaient une équipe aux championnats régionaux indoor. Malheureusement, ils n’ont pas pu inscrire une équipe en outdoor, donc ce ne sera pas pour cette année, mais j’y crois, je jouerai un jour avec les couleurs de Châteauroux, dans un tournoi, un championnat, n’importe où, mais je le ferai.

J’ai aussi joué avec l’Everest de Pontarlier, la saison 2013-2014. Je devais d’ailleurs prendre l’avion pour la deuxième phase du championnat de France, à Toulouse. Mais j’ai eu l’idée géniale de foncer sur une plaque de glace 2 jours avant.

Enfin, il y a notre bébé, à Fanny et moi, les Black Sheep & Friendly, référence aux gay and friendly, rassemblement des gays et des amis des gays. Un pick-up monté, au départ, pour sauver un design génial que Fanny avait fait sur la base d’une odieuse affiche de l’UDC. Du coup, nous sortons nos moutons, tous les ans, pour Fogassa, un tournoi à la Grande Motte. Mais l’objectif de cette équipe reste de faire un tournoi en Suisse, un jour.

 

M: Tes meilleurs souvenirs dans tes premières années avec FlyHigh?

A: Mon premier tournoi, à Alpnach. Pourtant, on n’a pas vraiment brillé sur le terrain, finissant bon dernier. Je me suis fait une entorse au doigt. Mais j’ai découvert ce que c’était que l’ultimate, vraiment.

Mon premier Force Lake. Là encore, c’était un weekend pourri, il a plu, il faisait froid, mais ça reste un bon souvenir.

Et bien sûr, l’inoubliable One, Two, Slip mais, tu n’as plus assez de place, je le raconterai une autre fois.

 

M: Justement en parlant de One Two Stix, t’as des trucs à balancer sur les anciens ou les nouveaux d’ailleurs, qui sont toujours au club et qui te lisent?

A: Malheureusement, je crois qu’ils en ont plus sur moi que moi sur eux, donc je préfère signer là un pacte de non agression.

 

M: Je vois.. soyons sérieux à nouveau, selon toi, qu’est-ce qui a le plus changé ces dernières années chez FlyHigh en bien ou moins bien?

A: Elle est dure celle là!

Ce qui m’a frappé chez FlyHigh, à mes tout débuts, c’est que cette équipe était forte (elle finit dans le top 5 Suisse, cette année là) mais pas forcément grâce à une rigueur, un entrainement hyper préparé et des strats de folie (je ne parlerai pas de la strat Heaven&Hell, Ach’). Non, la force qu’ils avaient, c’est qu’ils s’adoraient tous, se connaissaient vraiment bien et donc savaient jouer ensemble. Je regrette que ça ne soit pas autant le cas, maintenant. Mais ce n’est la faute de personne, c’est les mouvements de joueurs qui ont fait ça.

Aujourd’hui, FlyHigh est une équipe sérieuse, qui bosse. On se marre toujours, en dehors du terrain, attention. Mais il n’y a pas la même alchimie, je trouve. Ceci dit, j’ai vécu une saison en dehors, donc je peux me tromper. Mais le groupe ne me parait pas aussi soudé que ce que j’avais découvert en 2009.

Donc ça, c’est pour le moins bien.

Pour ce qui est du bien, c’est que le groupe est énorme, y a de la place pour tout le monde. Il y a de très bon joueurs qui tirent les autres vers le haut. Pour un joueur moyen un peu flemmard, comme moi, c’est vraiment bien. Je dois me bouger le cul pour ne pas être ridicule. Ca me fait un bien fou. C’est dur, mais c’est vraiment gratifiant, car ça me pousse à faire des choses que je ne pensais pas que je ferai un jour. Tu m’aurais dit, il y a 6 ans, que j’accepterai d’aller dans le froid, faire des push-up, des burpies, des machins qui font mal partout et que j’irai avec plaisir, je t’aurais ri au nez. Pourtant, c’est le cas. Et le pire c’est que ça m’a manqué!

 

M: On verra si tu dis la même chose après quelque semaines.. Comment tu vois cette saison 2015, personnellement et pour le club?

A: Personnellement, je vais me faire plaisir, cette année. Quelque soit l’équipe avec laquelle je jouerai, je vais vraiment en profiter.

Pour ce qui est du club, je n’aimerai pas être à la place du coach. L’année passée, à part Loulou qui était entre les deux, tout le monde était à sa place. Du coup, je pense que tout le monde à profité de la saison.

Cette année, j’ai peur que la compétition soit plus dur pour être dans l’équipe A et que ce soit plus difficile de ne pas créer des frustrations. Mais si l’équipe B bosse bien, ça peut être vraiment une super année.

En effet, je ne me fais pas trop de soucis quant aux résultats de l’équipe A, mais la réussite de la saison dépendra vraiment de l’équipe B. Si elle arrive à jouer suffisamment bien pour que les « recalés » de l’équipe A y prenne du plaisir, alors on aura une superbe saison.

 

M: Parles nous de ton expérience à Force Lake ces dernières années, est-ce que l’on te verra sur les terrains de Chavannes les 4/5 Juillet 2015?

A: Malheureusement, ma blessure m’a empêché de jouer durant l’édition 2014. C’est dommage, car vu de la buvette, ça ma semblé être la plus belle édition que j’ai vu, et j’en ai quand même vécu 5 déjà. Mais je compte bien me rattraper cette année.

C’est vraiment un super tournoi et je ne dis pas ça seulement parce que nous l’organisons. L’équipe qui l’organise fait un super boulot. Pour les avoir vu faire de l’intérieur, ils y mettent beaucoup d’énergie. On ne se rend pas bien compte de la somme de boulot que c’est. Je pense surtout à Eric qui fait tout ça par pur altruisme puisque ça fait 3 ans (sauf erreur) qu’il le fait sans pouvoir jouer. Chapeau!

 

M: Comment tu te vois dans les prochaines années, monter une équipe Master à Lausanne? Une ligue d’été? Faire des enfants et préparer FlyHigh 2032? Te remettre au coaching? Prendre ta retraite après avoir gagner les SM?

A: Monter une équipe Master? J’aimerai bien, j’aurai moins de mal à en faire partie! Je crois qu’on va y venir.

Une ligue d’été? J’y participerai avec plaisir, mais ne comptez pas sur moi pour l’organiser, elle risque de mettre un moment à exister si je m’en occupe.

Faire des enfants pour générer FHL 2032? Là encore, c’est pas gagné. S’ils sont comme leur père, ils feront exprès de faire un autre sport.

Coaching? Peut être pour aider un coach, pour une équipe junior, à la limite.

Prendre ma retraite? J’adorerai gagner les SM. Avant ma blessure, j’avais prévu de me donner à fond pour les gagner et lever le pied après. Maintenant, je n’ai envie que de m’éclater sur le terrain, au plus haut niveau possible. Mais c’est sûr, je vais profiter.

 

M: Le best play de l’histoire de FlyHigh?

A: J’en sais rien du tout! Notre victoire contre les Panthers lors du dernier match de la saison 2012. Un match qu’on gagne au mental, à l’image d’une superbe saison.

Mais je ne crois pas qu’on soit très fort pour les exploits individuels. Notre force, c’est plus notre collectif.

 

M: Le plus gros craquage de slip de l’histoire de Flyhigh?

A: On m’a raconté un match contre la Bud durant lequel, paraît-il hein, Fanny, Konny, Max et Pascal aurait joué en sous-vêtements, et Phil, Q (un renfort de Toulouse) et un autre mec dont j’ai oublié le nom auraient joué tout nu.

Il parait qu’ils étaient en défense et qu’ils perdent le point en 3 passes après un stradle dégueulasse de Q sur le genou d’une légende de la Bud. Mais bon, j’étais pas là pour le voir, ce n’est qu’une légende.

 

M: Chuck Norris ou Bruce Lee?

A: Chuck Norris, évidemment. En tant qu’ancien de la Chuck Norris Line, je ne peux pas dire autre chose. C’est comme choisir entre Elvis et sa caricature Dick Rivers, je ne peux que choisir la caricature!

 

M: Ton hors-piste préféré: Dent du Guignol ou Coulée du Grand Bronze?

A: Une superbe rando dans le massif de la Touffe, évidement

 

M: On force quoi déjà?

A: Lake, évidement, les 4/5 juillet prochain!

 

M : Il est de retour ! C’est magnifique! Merci Antoine.

Today we meet up with Nathalie, a new recruit to the FlyHigh squad for the 2015 season coming from Belgium. Let’s hear what she can share with us!

M: Hi Nathalie! Mathieu here for the much awaited section of the FlyHigh Lausanne website.. you know what I’m talking about.. the player of the month interview!! Are you excited??

N: As excited as on a morning with a fresh snow carpet.

M: Did you come across the first interview about our american buddy Chris that was going back to the States? Please say yes, that would make the rest of this interview a bit less awkward..

N: Yes, great website BTW, compliments to the FH IT team. J

M: Thanks! Alright, you know the drill: can you introduce yourself for the Lausannois that don’t know you?

I’m a Belgian living and working in Lausanne since October. I love being outdoors and like to play games, any kind, all day. And I love dancing, any style, all night.

M: I think the first time I saw you, your team defeated FlyHigh at Talampaya 2014.. any memories of that?

Oh yes, I remember that bloody hot Saturday morning when we all woke up grilled in our tents.

For me that game was a special game, as it was the first time that I’ve played with BDM on our preparation road to Worlds in Lecco. Also, it was special because it was for me the first time that I met FlyHigh, and I knew that a couple of days later I would have to make a decision on a job in Lausanne.

Reasons enough to show my best game to both teams. 🙂 But most of all, a great opportunity to get to know both teams better.

I remember I’ve ended the game with an overheated head with a huge smile, not only because we won, but also because I’ve noticed that the FlyHigh squad as my future team had great potential. Excellent handler work, nice flows, sneaky insides, and a coed minded spirit. Your results didn’t lie: a nice top 5 end-ranking on a tourney with several teams preparing for Worlds. It gave me a good feeling for the year after to come.

M:  We don’t meet belgian players very often here, can you tell us a bit about the ultimate community there?

Where to start? Ultimate in Belgium, as in the rest of Europe, is evolving at high-speed. Growing in many ways: more teams, more players, more locations, more professionalism.

Also, the offer of tournaments within our small country has been booming, making it easier to play competitively without long travels.

The past years, huge efforts have been done to set up a federation and associations to streamline all initiatives and competitions.

All clubs are growing in numbers. In 2014, 34 teams of 17 clubs competed in the outdoor championships. Great initiatives for youth and social projects have been proven successful.

And over decades, there is a trend from “girls playing open” to teams playing mixed, and the past years I’ve noticed a strong drive to increase the level and athleticism in open. And more recently women’s ultimate has been starting to be more structured within the teams, whereas for years the only Belgian girls teams that existed were a get together of ladies playing in different clubs spread out over the country and travelling hours to a practice.

These days, I am just wonder-struck by the professionalism, around the world and in Belgium: strategies, playbooks, video analysis, internet footage, nutrition guidelines, injury prevention, defensive footwork, fat % measurements, sublimated outfits, fan pages, fund raising, blogs, newsletters, interviews, sprint training, musculation program, scoobers, lefties, teams of 25 players, private team physio’s, DVD’s, live streaming, friction gloves, drones, score/assist statistics, MVPs, live twitter reports, highlight videos, observers, app’s, … The sport has changed tremendously. Excellent progress. And a perfect ground for new athletes who are now being introduced to our sport. I hope one day to watch an Ultimate Olympic game!! I will be a big fan but probably tell my grandchildren that in my days, a bunch of guys and girls would meet up in a park for practice as a preparation of an international tournament, mark a field by planting shoes or socks and play savage seven in our cotton shirts with the only strategy “make a stack and feel the timing when to cut, ultimate is only about belly feeling and throwing skills; and in defense just always watch the disc”.

M: Is there any specific belgian ultimate spirit?

Belgian teams often win spirit prizes. I don’t know exactly why that is. It might be that we are overall laid-back people who are always seeking for fun and camaraderie, even in high-competitive games. Or is it related to our small-country-syndrome which makes us multilingual and reaching out to get in touch with friends abroad always showing respect for the opponent team? And yes, it is part of our culture to work hard, set goals, push your limits, show your best game but don’t brag about it and always be a team player. Being bad-ass with a humble attitude is culturally more appreciated than being cocky and selling yourself. Apart from that, off the field (check it on your next tournament) Belgians have an unstoppable party-attitude. That might contribute to our image.

Talking about Belgian “spirits”, jenever is a typical Belgian brandy. It’s distilled in a variety of flavours. Try it out yourself in the jeneverbar ‘t Druepelkot in Gent, next time you play G-Spot.

M: Is G-spot your home tourney? Do you recommend it?

My home team is JetSet from Leuven. Every 2 years we organize JetSet goes beach, a beach hat,(ask our guests Ulrike, Valerie, Julien), and we will organize our legendary JetLag coed challenge again. Somewhere soon.

G-spot is organized by our friends from Gentle based in the city of Gent. Highly recommended!!!

Every time they change the formula a bit, it has started as a hat tournament. The location with a lake and small beach is top. The past years high-level international coed teams have set the competitive level. And nice fact, the organization tries to maximize the ecological and fair-trade footprint. As FlyHigh has noticed, Kloten van Stael is a band of (former) ultimate players who start off the party. I remember the FlyHigh Bikers crew dancing and rocking hard all night long, fuelled by pasta salad ;-)!

M: What’s your ultimate background?

I’ve started playing in 2001. But I own a pink Wham-O disc since 1988, when the world championships were held in my hometown Leuven. My older brother used to play as a junior, but it took me till college to start playing ultimate. (Yes I hear you thinking, pretty stupid not to have started as a kid.)

Living in a small country, with not so many ultimate girls at that time, has catapulted me to play tournaments abroad as a beginner. My first tournament for example was a European Championship in Prague in 2001. Ridiculous, right? As a beginner I was just filling up some field space and I was probably more interested in kicking the hackiesack in between the games and making new friends all over Europe, then ultimate itself. J Some of the people I’ve met there are until today very close friends.

As a student, I’ve heard my teammates often talk about the problem of  having no vacation days left to spend on tournaments cause if you wanted to play, you had to cross the border. I had time, but no money. My strategy became taking crappy student jobs, and travel for ultimate. I was lucky that very often a team could use an extra girl on the line, that’s why I have been playing for many different teams. My advice is to reach out to other teams: be a pick up player and play hat tournaments. That totally hooked me up on the sport and the friendships from Tenerife to Denmark, and USA to Australia are priceless. Later, I had more money but less time. But ultimate often helped me to stay focused, work my ass off to efficiently beat deadlines and to deserve to go out and play. After the weekends, starting a new week with mud or sand in the ears and a big relaxed smile and usually small eyes (and walking a bit cripple ignoring a sore or wounded body).

For me ultimate is besides a passion, a sport and a social network, also a way to stay in balance.

M: How is your 2015 ultimate season looking? Playing FHL coed / women national team?

EUC in Copenhagen is my big goal. It’s only the second time ever that Belgium sends out a woman’s team (last time was 2007). Super excited about the mix of grannies like me and young talent. Last EUC in Maribor, we won bronze in mixed. This year we are happy to send more teams in more divisions.

And no doubt, I’m also looking forward to the season with FlyHigh. I’ve always been looking up to the high-level competition that a small country like Switzerland shows. And I know that the past years, Lausanne is a favorite in the SM. Happy to become a hippocampe and be part of that. Thanks already for welcoming me!

M: Your first impressions practicing with us?

I am impressed by the structure. Clearly, this team has goals to attain and wants to get everyone on board. Not always easy when you have a rather small club in a college town where people constantly come and go. The structured trainings and communication are key in such transient situations. Congrats for that!

Further, FlyHigh has a nice mix of ages, nationalities, athleticism, experience in other sports and/or in ultimate. From the start it is clear that this is a 100% coed team. Love that!

But what I love the most is the atmosphere. Spontaneous clapping and compliments for a nice catch or a sweet throw, high-five’s for D’s, randomly explaining the strategies to newbies like me or beginners. You might think that is normal, and I know it should be natural, but I appreciate it even more, cause I know that is not the case on every team.

I do hope, that after snow and icy rain has stopped, we hang out a bit more around the fields or hit a bar after practice. Bounding makes a good team a super-good team, spending time after practice might be as important as practice itself.

M: Did you know anyone of FlyHigh before arriving here?

I had met Ulrike and played on the same team a couple of times on hats. There are a bunch of FH players that I knew from saying “Hallo, how was your game?”. And I remembered vaguely, two Swiss guys from Lausanne with whom I’ve played a tournament in Chinon in France years before. I had to send a team picture to Ulrike to remember their names. Cause I could only remember how they won the Air Guitar Contest wearing a skirt. Arnaud and Achille, the legendary duo.

 

Mixed savage & Open de Tourrain, 2009 (?)

 

M: Your secret to be in shape during the season?

My big cardio-fun is spinning. I’m kind of addicted to it. J Unluckily my knee won’t allow me to run too much. A bummer cause I would love the suicides of the notorious SGRC.

My other hidden but far from secret fit-keeper is cycling. Belgians bike. Every day, any weather, everywhere. I used to take my bike even for the shortest distances like a bakery 300m down the road. Our hilly streets in Lausanne make it extra challenging. Always take an extra shirt along 🙂

M: How’s life treating you in Lausanne so far?

Excellent!

The lake and mountain are just astonishing. Every day, I stop in Beaulieu park to take a moment to watch the view for 10 seconds or 10 minutes. I can’t get enough of that.

I’m pleasantly surprised by the huge cultural scene: concerts, festivals, alternative movies, dance, theatre, always something going on on every day of the week. Also, I love it that people are hanging around on the streets even on winter days. And the multicultural factor spices the city up. I love living here and I will stay for a while. And now the snow has finally arrived, it has become even better. 🙂

M: Your favorite place to have a drink in town?

This question reminds me that I should urgently go an a pub crawl!

Belgians have a bar culture. That is where you get together after work and catch up, or meet friends before going to a club.

I would answer the Great Escape, only because I have been there the most. I hope I can answer you with a long list of favorite bars in a couple of months. Still looking for a bar with live music or a lounge with live DJ. Suggestions anyone??

M: Five Ultimate or Force Ultimate?

VC! All time favourite.

And Flipwear from my Tenerifian friend Gavi.

M: What would you rather be: an epileptic cobra or a claustrophobic marmot?

A claustrophobic marmot without a doubt. I love open spaces and nature, as a kid my favorite animal was a squirrel, I am a night person, but once in my bed, I would love to sabotage my alarm clock and keep on hibernating forever. Now I think about it, it should have been my scouting totem. J

M: Have you had the chance to play the famous FHL coed « jeu des glaçons » yet? hehehe..

Ohwoooow there u mention something. At Halloween, I’ve entered the party around midnight and immediately got involved in the game. I’ve mumbled something like: “Gimme a break, please, I just got here, I only know 3 persons and you don’t know me”. But quickly I’ve found out that no resistance was accepted. Enchanté!

Salut Erika, peux-tu nous présenter l’équipe WEST qui s’est rendue aux championnats suisses Women le week-end dernier?

Salut! WEST est un mixte de l’ouest  de la Suisse, qui comprenait des joueuses de FlyHigh (Aurélie, Valérie, Valentine, Sophie D, Sam, Florence, Ulrike, Cleo et moi-même) et des Wizards de Genève (Anita, Hannah, Amrei, Veronique et Olga). Malgré le peu d’entrainement que nous avions avant le tournoi, on a réalisé une belle performance. Des fois quand on a moins d’attentes les résultats sont meilleurs !

Justement, on a vu les garçons gagné leur 4 matchs, est-ce que ça c’est également bien passé pour WEST?

Globalement oui! On a commencé avec un gros match contre les Panthers, qu’on savait être à notre portée, mais qui avaient l’avantage de s’être entrainées ensemble toute la saison. Heureusement nos joueuses ont trouvé la chimie assez vite, notamment entre Olga et Sophie qui dans ce match ont enchainé quelques belles longues et des « catch-de-oufs ». On termine par gagner le match 15-13.

Contre Kultimatli, une équipe constituée principalement des Wombats, nous nous sommes battues contre la fameuse zone des Wombats tout le match mais on s’est accrochées, et malgré une petite remonté dans la 2e mi-temps, Kultimatli  a fini par l’emporter 15-10, bravo à elles, ces filles méritaient leur victoire.

Les jambes après cette première journée?

Pour certaines -ou est ce que c’était juste moi ?- c’était le premier tournoi de la saison, et après deux gros matchs samedi sur le turf, et une nuit dans le bunker, mon corps me détestait. J’avais oublié ce que c’était de jouer un tournoi un week-end complet!

Et la journée de Dimanche?

Malgré la douleur générale, on a battu Freespeed dans le premier match de dimanche matin ! Comme vous avez sûrement lu dans l’article des garçons, le vent de dimanche était affreux… conséquence : des longs points et beaucoup d’erreurs. Le dernier point (cap à 11) a duré au moins dix minutes. Mais ça a fait un bel entraînement de zone et un challenge supplémentaire sur chaque lancer. On gagne le match 11-8.

Dernier match du weekend contre ZUF. Pas de gros objectifs contre cette équipe de All-stars (un peu dur de voir Emily et Isa marquer des points pour les adversaires !), mais on a réussi à faire beaucoup courir les joueuses de ZUF, et de tourner le disque rapidement, résultat quelques beaux points (y compris les deux points en long d’Aurélie contre la zone !), et un score final de 15-6.

Donc un bilan de cette première manche plutôt positif?

Oui à fond! On termine le premier weekend à la 4e place, et on se réjouit de se retrouver en juin pour le deuxième tour. On a même quelques dates d’entrainements prévues d’ici là !

Merci Erika! Un petit mot pour terminer?

Oui, on retrouve les garçons en Belgique ce week-end avec l’équipe mixte pour le tournoi de G-spot, suivez nos résultats sur notre compte Facebook et encouragez nous!